Cette nouvelle intervention non-médicamenteuse vient compléter la palette déjà variée proposée par notre établissement 100 % dédié à l’accueil de personnes atteintes d’une maladie neuro-évolutive.

L’Institut Français de Zoothérapie décrit ici l’intérêt de la Médiation par l’animal :

« Les résidents aiment le contact avec l’animal, car il est un point d’ancrage. Les gestes de la vie quotidienne reviennent : caresser, brosser, nourrir et plus globalement prendre soin. Ces gestes permettent de conserver des repères et ils sont essentiels dans le maintien du lien avec la réalité.

L’animal est un confident, un compagnon de jeu ou de balades.

L’animal ne laisse personne indifférent : il intrigue, amuse, suscite l’émotion. Par sa simple présence, la petite boule de poils stimule et encourage.

Un lien affectif très fort se noue entre l’animal et le résident : une personne qui ne parle peu ou pas, s’exprimera plus facilement en présence de l’animal. L’impact affectif de l’animal peut faire revenir les mots. Ainsi, pour les résidents qui sont plus avancés dans la maladie, le rapport à l’animal peut être fabuleux, le mot se fait plus juste et le vocabulaire revient. Un moment très riche en émotions tant pour les soignés que les soignants. L’animal est alors une incroyable source de stimulation et de motivation.

Au-delà de l’expérience sensorielle, c’est une nouvelle communication, non verbale, qui se met en place. Le lien entre soignants et soignés se renforce. La communication passe alors surtout par le geste et le regard.

Pour les résidents, le contact animalier permet de travailler la motricité sans même s’en rendre compte. L’animal sollicite également la mémoire, le sens de l’observation, il renforce le sentiment d’identité et incite à aller vers l’autre, à engager le dialogue et à s’intégrer au groupe. C’est un véritable partenaire de soin.

Dans les unités protégées, le contact avec l’animal permet de réduire les angoisses et a un effet apaisant. La littérature scientifique (selon l’étude de  L G KongableK C BuckwalterJ M Stolley « The effects of pet therapy on social behavior of institutionalized Alzheimer’s clients ») reconnaît, au contact de l’animal, un mieux être physique et psychologique et une augmentation du nombre de comportements sociaux appropriés chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

De manière générale, l’estime de soi augmente en présence de l’animal. L’animal apporte un véritable bien-être émotionnel et participe à l’adaptation à la résidence médicalisée, à l’expression personnelle et à la stimulation des fonctions cognitives et sensorielles. »

 

Sources :