Les équipes du Parc de Diane aspirent de plus en plus à s’éloigner du concept de prise en soins d’une maladie et ses troubles associés en s’approchant d’un schéma holistique d’accompagnement de la personne dans son individualité.

Qu’entend-on par « soins centrés sur la personne » ? Décrits entre autre par la psychologie sociale du professeur Tom Kitwood, les « soins centrés sur la personne », aussi nommés « soins individualisés », « soins axés sur le résident/patient », reposent sur un système de mise en valeur de l’indépendance, du bien-être et de l’autonomie des personnes.
L’idée est de sortir d’une vision réductrice de la maladie, y compris la démence, comme un strict phénomène biologique axé sur des tâches à accomplir par des professionnels. Le but est, au contraire, de maintenir l’individualité du patient malgré ses troubles cognitifs.

Si l’on ne prend pas en compte l’identité individuelle du patient, il se réduit alors à un « objet de soins » passif ce qui ne peut être que néfaste. Certaines études ont même démontré que ne regarder que les pertes ou les incapacités peut renforcer les perceptions négatives, les traitements inadéquats mais aussi faire progresser plus rapidement la maladie.
En s’appuyant sur l’expérience et l’histoire de vie des résidents, il apparaît ainsi essentiel de leur donner un rôle central dans leur quotidien et de favoriser des émotions positives par la valorisation de leurs capacités et compétences restantes. Ainsi les philosophies qui rendent les résidents acteurs de leur vie, de leur environnement et de leur quotidien, comme Montessori par exemple, prennent alors tout leur sens.
Certaines données montrent que des personnes à qui on offre un environnement stable, sécuritaire, soutenant et positif de façon précoce et durable peuvent parfois connaître une « inversion de la démence » ou au moins une stabilisation bien plus importante dans le temps.
Ainsi au Parc de Diane, cette réflexion est menée dès le premier contact et l’accueil du résident où nous nous efforçons de prendre un maximum de données sur l’histoire de vie et les valeurs, aidés par le discours de l’entourage. Nous utilisons ensuite ce recueil et les observations faites par les équipes pour proposer au résident de nous aider dans des taches agréables et valorisantes pour lui. Nous proposons, entre autres : mise du couvert, rangement, ménage, musique, cuisine, tri du courrier, distribution des journaux, jardinage, bricolage…

N’oublions jamais que les résidents, les patients sont avant tout des personnes à part entière, avec une expérience singulière et des valeurs individuelles et continuons cette transition vers un accompagnement éthique fondé sur les notions de respect, d’individualité et de qualité de vie.

Rédaction : Claire CHEVER, Référente Qualité